La fibre FTTH (oui mais laquelle ?), c’est le pied…

By Rafael octobre 29th, 2014, under Fibre Optique, Geek

Hier, je me suis fait installer la Fibre To The Home. La fibre optique jusqu’à la maison en Français. En fait, ils ne posent pas une fibre, mais 4 brins de fibre optique. Mais s’agit il d’une fibre unique de bout en bout ?

Petit retour sur la question.

Il y a, en gros, plusieurs types de connexion fibre vendue en France. Les voici par classement qualitatif décroissant:

  1. La fibre FTTH dédiée. Elle ne semble être posée en France que par Free, uniquement en zone dense, et déploie un brin continu depuis le « central » NRO (Nœud de raccordement optique, bâtiment où se trouvent toutes les infrastructures de communication Télécom, le plus souvent opérées par Orange de façon historique, avec droit d’accès aux autres opérateurs qui peuvent y héberger des équipements), jusqu’au domicile du client.FTTHded
  2. La fibre FTTH partagée GPON. La Fibre « de gros débit » est partagée entre le NRA et l’adresse du client, où elle est répartie selon plusieurs fibres. FTTH-GPON
  3. La FTTB, Fibre To The Building. Là, la fibre s’arrête en bas de chez soi, et se poursuit en 2 paires de cuivre modulées en Ethernet (Ethernet First Mile), ou en VDSL2 dans le premier kilomètre.
  4. La FTTC (Fiber To The Curb), en Français, la fibre jusqu’au sous répartiteur de quartier ou de ville, en deça duquel on trouve:
    • le FTTC VDSL2, auquel cas ça rappelle un peu la formule FTTB terminée par du VDSL2 sur une paire de cuivre (encore)
    • le FTTLA, Fiber To The Last Amplifier, Fibre jusqu’au dernier amplificateur. C’est ce que vendent Numéricable et Darty. Un cable Coaxial de diamètre coquet et fortement blindé vous procure une liaison internet à fort débit mais extrêmement asymétrique. J’ai longtemps disposé de cette connexion,  100Mbps en descente, et 5 maigrissimes Méga bits par seconde en montée.FTTLA

Depuis hier, je suis connecté en FTTH partagée, et ça en vaut carrément la peine, mais ça c’est pour le post suivant.

 

Le Galaxy Note 4, des avancées fonctionnelles dans la poche

By Rafael octobre 26th, 2014, under Galaxy Note 4

Voici ma gueulante en réaction à la publication du test du Galaxy Note 4 par Frandroid le 24 Octobre 2014, 7 jours après sa sortie en boutique.

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Je dispose du Galaxy Note 4 depuis le 17 octobre, à la suite du Note 3 dont je dispose depuis un an.

J’ai plusieurs choses à dire au sujet de ce téléphone, mais je commencerai par donner mon point de vue sur le test publié sur Frandroid à cette adresse.

  1. Ce test aurait du tomber le 20 au plus tard, mais pas le 24. Le smartphone étant disponible pour les humains normaux depuis le 17, il est indigne d’un site au rayonnement de Frandroid de ne publier ça que le 24. Un mauvais point. Frandroid devait l’avoir depuis bien plus longtemps que les gens normaux, et publier un test circonstancié la veille de la sortie, ou au plus das les 3 jours, mais pas une semaine après.
  2. Ensuite, on ne teste pas un Note 4 sans le comparer au Note 3. C’est juste pathétique. On ne peut et on ne doit QUE LES COMPARER D’ABORD, puis ensuite comparer le nouveau venu à la concurrence. Donc, pas de comparaison objective entre le 3 et le 4, pas de photo avec les 2 côte à côte, un bâââton de plus.
  3. Non mais sérieusement, vraiment, mais quelle idée de confier ce test à un rédacteur non vétéran ? Il faut une vraie vision d’ensemble de la gamme Note et du marché pour être objectif dans un test comme celui ci. Il fallait une pointure avec du background, Laure ou Ulrich, point. Je n’ai rien contre le rédacteur en herbe en question, mais il passe à côté de pleins de choses dans son test, dont la conception place une part bien trop importante aux tests graphiques. Ok pour tester une console ou une Shield, mais ce n’est pas ce que recherche un utilisateur heureux de Note 4, qui a besoin d’un outil de communication à stylet, fluide et à haute autonomie. Samsung l’a parfaitement compris, et s’appesantir sur les difficultés de chauffe de l’adreno 430, sérieusement, on est à côté de la plaque, chez un smartphone haut de gamme à 750€ destiné à une frange d’utilisateurs adeptes du stylet, éventuellement professionnels,  qui se balancent de jouer à Real Racing 3 durant des heures.
  4. Comment peut-on juste parler de l’interface au stylet sans la montrer en vidéo ? Parce qu’on a pas pris le temps de la travailler en profondeur et d’en faire une séquence de qualité ? Pourtant, en une semaine, il y avait le temps de faire, et ça aurait pu expliquer ce délai. Sans cette vidéo, qui permettrait aux novices de comprendre la substantifique moelle de l’interface à fenêtre ou des captures icônisées permettant la création de documents composites depuis un bidule de 176g porté dans la poche, sans une vidéo on ne peut pas la comprendre sans jouer longuement avec l’outil en main. Et justement, cette interface, elle est unique à cette série, à ce modèle en particulier dans lequel l’ensemble a été encore plus travaillé. Parler de ça avec une seule prose et 2 captures, c’est naze. J’attendais mieux de FrAndroid.

 

Voilà, maintenant que j’ai poussé ma gueulante déçue de ne voir pas cet article traité avec le professionnalisme nécessaire à envisager un smartphone clairement à part, et pas comme yet_another_record_à_Antutu, je vais donner mon avis sur ce smartphone après 10 jours d’utilisation perso et pro intensive.

  1. Je suis utilisateur massif de smartphones. Je suis connu comme le loup blanc auprès de mes confrères et associés. J’ai toujours 2 téléphones, un en prod et l’autre en test, sur 2 réseaux GSM différents pour leur prescrire celui qui fonctionnera pour notre job. J’ai vraiment eu pleins de smartphones Android, même des Chinois comme l’Oppo Find 5 ou le Xiaomi Mi3. J’ai des montres connectées depuis que ça existe, même une pebble watch kickstarter edition. Bref, quand je ne me sers pas de mon smartphone avec une appli métier pour consulter ou remplir le dossier médical de mes patients, je sélectionne des news que mon smartphone me lit dans ma voiture par @VoiceAloud tant qu’il y en a, et seulement ensuite j’écouterai de la musique. Trop de choses m’intéressent, et un smartphone est un des moyens de me faire lire des contenus comme j’écouterais la radio pendant que je conduis.
  2. J’envisage le smartphone comme une réalisation de la métaphore d’objet connecté d’Alan Key, le Dynabook. Dispositif personnel, au sens intime, de connexion au Xanadu de Theodore Nelson. Cet outil me suit partout, et me permet de suivre les sujets qui me passionnent, et ils sont nombreux. Ils me permettent d’interagir avec le système d’information de ma boite, de suivre les serveurs qui l’animent et dont je m’occupe.
  3. J’aime dessiner pour mes patients, expliquer la notion de physiologie, d’anatomie qui explique leurs maux pour qu’ils se démystifient leur pathologie, pour mieux la soigner.

Donc pour ce faire, j’aurais du passer au Note depuis le premier, mais sa forme de tuile en langue de chat me rebutait. J’ai essayé avec le Note 3, et ça a été une révélation, j’aurais du commencer bien avant, j’ai perdu du temps. Enfin, j’avais dans les mains l’objet connecté fait pour communiquer et travailler, celui avec lequel je pouvais dessiner ou écrire, faire 2 choses à la fois et me faire lire des trucs quand mes mains étaient occupées.

Pour vous faire une petite idée, voici une video Samsung qui montre quelques fonctionnalités du multitâche.

J’ai donc une expérience nette du Note 3 depuis un an, en utilisation quotidienne, avec et sans le stylet. Je viens de passer au Note 4 et j’émettrai les commentaires suivants:

  1. Le lecteur d’empreinte digitale, sur lesquels je suis habitué à m’authentifier sur mes ordinateurs portables Thinkpad depuis 2 lustres, ce lecteur fonctionne mieux que je n’aurais pensé. Apple a racheté Authentec afin qu’ils ne puissent pas vendre aux autres l’authentification par simple appui, reléguant les autres à l’utilisation du « glisser » pour que ça fonctionne. Bon, Ok, il faut glisser son doigt, mais à part si on le fait de travers, ça marche nickel pour moi et mes gros doigts, et c’est LA façon avec laquelle je déverrouille la bête. Plus de code, plus de forme à retracer, un coup de pouce ou d’index, et zou. J’adore.
  2. L’autonomie est meilleure, ce smartphone semble donc consommer moins pour une utilisation conforme à celle du Note 3, mais ce n’est pas seulement là la seule amélioration. LA CHARGE EST TRÈS EXPLICITEMENT MEILLEURE, PLUS EFFICACE. Je n’utilise que des chargeurs USB 2.1mAh, et en cas d’utilisation intensive du Note 3 en garde, même en chargeant dans la voiture entre 2 patients, le niveau de batterie baissait. Désormais, il ne baisse plus, le téléphone me demande vingt fois par jour de débrancher le chargeur parce que la batterie est à 100%. Çà, c’est nouveau. Avec la claque que je mets à la batterie toute la journée, il me fallait disposer de 2 batteries sur le Note 3 pour ne pas ramer en fin de journée, même en rechargeant. Ce point ci n’est absolument pas rapporté sur le test, alors que c’est fondamental. Comparativement, on se moque de ne pas avoir le meilleur score Antutu, tant qu’il est suffisant pour les fois où l’on joue à ceci ou cela. La charge est révolutionnée, ce n’est mis à jour par le test. Il ne suffit pas de dire qu’en 30 minutes on passe de 25 à 65% de charge, il faut du vécu, de l’expérience. Vous avez eu une semaine, mince ! Et la taille comparée de la batterie des Note 3 et 4 ? Celle du 4 semble beaucoup plus volumineuse parce que plus longue que celle du Note 3, mais seulement 20mA de charge les séparent. Là se niche sans doute une part de la rechargeabilité plus rapide du Note 4. Mais parlez en, c’est sensé être un test, des gens veulent s’informer pour éventuellement arbitrer et passer à l’acte d’achat. C’est principalement pour ça qu’on lit les tests, pour le cas où on s’en équiperait.
  3. L’optique stabilisée, en video FullHD, c’est juste terrible. L’essayer c’est l’adopter, vraiment. En photo j’ai toujours préféré le rendu de mon vieil iPhone 5 à celui du Note 3, mais maintenant, le Note 4 renvient explicitement dans la course. L’autofocus a mis 3 minutes à s’activer la première fois que je m’en suis servi, (grosse frayeur) mais il fonctionne à merveille de façon très rapide cette fois, contrairement au Note 3 très lent. Je passe sur les selfies, meilleurs que jamais et en grand angle. C’est curieux, on en parle pas dans le test, des selfies en grand angle. On peut réduire l’application de prise de photo à une partie flottante de l’écran. J’en rajoute ?
  4. Le bouton permettant l’affichage des applications en cours, habituellement le bouton Home, devient la touche de gauche. C’est très déstabilisant au départ, quand on vient d’une ROM stock sur le Note 3, mais l’appui long sur la touche HOME du Note 4 lance Google Now. Sans rien toucher d’autre, on lance un « Ok Google » à haute voix, même en conduisant, et ça lance la recherche que l’on souhaite. Passé sous silence par le test, encore.
  5. La fluidité est démoniaque. L’écran semble ne pas comporter de pixels. La définition est parvenue à un stade où l’on ne distingue aucun crénelage dans les barres obliques. Quel confort. Le noirs sont profonds. En pleine lumière en extérieur, l’écran passe en mode hyper contrasté tout seul parce que le smartphone repère qu’on est sous le soleil du sud. Evidemment, à Paris sous un ciel gris, c’est plus difficile à mettre en évidence. Disons que c’est sans doute pour ça que le test le passe sous silence.
  6. Le design ? C’est en gros comme le Note 3, mais enfin beau avec un contour en vrai métal. Depuis le temps que tous les testeurs râlent sur le plastique des Samsung, ils boudent leur plaisir en ne soulignant pas combien c’est effectivement plus smart et visuellement valorisant ? Se plaindre que le rebord de métal il coucoupe les doidoigts… Pathétique. Ma peau d’adulte à gros doigts ne souffre pas de ce rebord, que je me suis pressé de coller dans la coque bumper du Note 3 retaillée au cutter le temps de recevoir une nouvelle coque. Pas question de risquer une chute cassante sur un jouet de ce prix. Le dos est amovible, et la batterie est interchangeable. Plus personne ne se formalise de ce que la majorité des smartphone ait une batterie inamovible. Mais pourquoi ? Une batterie Li-Ion commence à décliner après 500 Cycles ou si on la décharge en dessous de 2,7V avec force et fracas. 500 Cycles, c’est un an d’utilisation du Note 3 pour moi, et je ne pense pas être le seul dans ce cas. Si on achète un smartphone sur lequel on peut lire du texte, des livres, des pages web par centaines, c’est pour s’en servir, sortir son stylet et faire des crobars, foutredieu, pas pour le laisser dans la poche parce que ça va bouffer la batterie. L’écran est exactement aussi grand que celui du 3, mais simplement plus réussi, au rendu meilleur. Je pensais que ça aurait stagné, gagnant juste en résolution, mais non. C’est vraiment mieux. Occulus n’a sans doute pas choisi ces dalles par hasard. Noirs profonds, résolution, réactivité, rémanence faible.
  7. J’ai déjà évoqué le stylet et l’interface à fenêtre ou à capture et icônes, permettant de produire des documents composites, texte et images, beaucoup plus facilement que sur un smartphone sans stylet ni interface multifenêtre. Le stylet du 4 est _beaucoup_ plus réactif et suave que celui du 3, et plus léger aussi, ça fait bizarre au début. Passer tout ça sous le silence en ne montrant pas une vidéo, ce n’est pas faire du journalisme. Recalé, point.

Je confirme que je suis déçu de voir ce smartphone _conçu_pour_bosser_ testé comme un smartphone pour jouer à Angry Birds. En se fout que les performances ne soient pas les meilleures de la catégorie, vu qu’il est en écran AMOLED QuadHD, aucun GPU actuel ne permet de faire mieux qu’un Adreno 330 sur un écran FullHD, qui en fait presque déjà trop. Ça fait presque aussi bien, parce qu’il n’y a pas sur le marché de GPU permettant mieux sans drainer la batterie, et ce que ça donne est suffisant, parce que l’essentiel est ailleurs.

Parmi les griefs, Touchwiz lagouille parfois de façon non reproductible, et certaines applications plantent parfois, mais ça arrive sur d’autres modèles.

Ce smartphone est à part parce qu’il dispose d’un stylet qui n’est pas qu’un prétexte. Samsung n’est pas suiveur sur ce point, il est devenu créateur de valeur. Le tester sans s’étendre sur le stylet et ce qu’il apporte, pour résumer, c’est naze. Le stylet permet de faire des captures avec reconnaissance optique des caractères, puis de coller le texte ailleur dans le scrapbook ou Snote. Aucun autre smartphone ne permet ça.

Ce smartphone sera sans doute le premier modèle Samsung à passer sous Lollipop. Le test le passe sous silence. J’en rajoute ?

Soyez dignes, refaites le test et faites une vidéo de l’interface. Vous le valez bien.

Vous aurez compris que je ne suis pas content. J’attendais mieux de Frandroid. En une semaine on fait mieux que ça.

Pour se faire une idée du S Pen voici encore une vidéo Samsung:

J2, 23h53, 50h de jeûne

By Rafael octobre 20th, 2014, under Non classé

Le bilan est très positif, la journée s’est déroulée sans aucun accroc. J’ai bien dû boire 3 litres d’eau mais tout va bien.

Je ne dis pas que je ne mangerai pas une bonne salade. Quelque part ce serait plus la saveur qui m’attirait que le besoin.

Après 16h de garde il est temps d’aller me coucher.

J2, 7h45, total 35h

By Rafael octobre 20th, 2014, under Alimentation

J’en suis à 35h de jeûne. (2+24+7)
J’ai la sensation  que le plus difficile  est passé. A cet instant  je ressens même une nette sasiété, complètement paradoxale, vu que j’ai l’estomac  absolument  vide. Je ne fais que boire de l’eau.
Je reprends une garde de 16 heures, de 8h à minuit, qui devrait être dense comme toujours les lundi.

J1, 14h10, total 16h.

By Rafael octobre 19th, 2014, under Alimentation

16h de jeûne.
Le dimanche, les gens se préparent un bon repas qu’ils partagent souvent en famille. Cela sent bon depuis la cage d’escalier des immeubles, alors passer dans une villa par la porte vitrée de la cuisine, à portée de saveur du clapotis du bon repas, voire même se voir proposer une part de cette excellente préparation, ce n’est pas facile…
La faim est là, calme mais présente. D’écrire tout ceci, j’en salive.
Je gère sans problème.
La faim n’est qu’habitude, mes sucres lents d’hier n’ont qu’à se remobiliser.
Une bonne néoglucogénèse et on en parle plus.

Jeûne et rencontre fortuite

By Rafael octobre 19th, 2014, under Alimentation

Les rencontres sont parfois aussi improbables que surprenantes. Je suis appelé au chevet d’une septuagénaire, qui me parle d’un de ses amis, connu comme le miraculé à l’institut Gustave Roussi, car il traîne un cancer du pancréas depuis 6 ans.
J’ai ses coordonnées, je me ferai un plaisir de m’entretenir avec lui.

Essai du Galaxy Note 4 en garde

By Rafael octobre 19th, 2014, under Galaxy Note 4, Geek, Médecine

C’est parti pour un cycle de 2 jours de garde 7h30 minuit avec le nouveau Galaxy Note 4. Je viens de passer au standard pour mettre à jour l’ l’authentification forte sur la base de données. La batterie est à 100 pourcent j’envoie la playlist musicale dès que je suis dans la voiture et en avant l’aventure.

3 jours de jeune au fil de l’eau

By Rafael octobre 19th, 2014, under Alimentation, Médecine

Jzéro Top départ.
Je commence 2 jours de jeune.
Il est 7h du matin.
La dernière fois c’était il y a 6 mois,  2 jours. Cette fois ci mon ami Stéphane a tenu 3 jours, et il a conclu son cycle de « diète » hier.

Avec mes agapes d’hier je ne devrais pas ressentir trop de difficultés aujourd’hui, la preuve je pèse 88.8 Kg.
Quelques pompes avant la douche, histoire  de stresser un peu l’appareil locomoteur.

Me voici parti pour 2 jours de garde 7h Minuit puis une soirée 17h minuit mardi. Au moins je serai occupé.

Conduite à tenir autour des cas suspects de maladie à virus Ebola, Leptospirose, Chikungunya, Dengue

By Rafael avril 12th, 2014, under Infectiologie, Médecine

Aedes aegypti

►Le Chikungunya, sa vie, son œuvre, les moyens de le repérer.

► Stratégie thérapeutique

Il n’existe pas de traitement spécifique du chikungunya. La prise en charge est centrée sur la surveillance
et les traitements symptomatiques (antalgiques, antipyrétiques, anti-inflammatoires non
stéroïdiens, maintien des fonctions essentielles). La prise d’aspirine est déconseillée à cause du
risque d’hémorragies.

►La mortalité du chikungunya est estimée à 1 pour 1 000.

►Tableau Clinique:

Les signes cliniques apparaissent généralement dans les 2 à 7 jours qui suivent la piqûre du
moustique vecteur. La phase virémique de l’infection par le chikungunya dure en moyenne de 3 à
10 jours. Les signes cliniques majeurs sont :

  • l’apparition brutale d’une forte fièvre (> 40 °C), qui dure de 24 à 48 heures, accompagnée d’arthralgies et de myalgies
  • des polyarthralgies très douloureuses qui touchent particulièrement les articulations des extrémités telles que les poignets, les chevilles ou les phalanges, avec un gonflement articulaire prononcé, ce qui a donné le nom de la maladie signifiant dans un dialecte africain « maladie de l’homme courbé »
  • des manifestations cutanées à type de rash maculo-papuleux, érythémateux ou d’oedèmes.
  • L’évolution de la maladie est généralement rapide (moins de 10 jours), favorable et sans séquelles.

Pour un certain nombre de patients (10 à 70 %), des récurrences cliniques de la maladie sont observées à une distance de plusieurs mois de la phase aiguë.
La phase de virémie commence environ 5 jours après la piqûre et dure environ 7 jours. Les IgM apparaissent en moyenne à partir du 5ème jour après les premiers signes cliniques. Les IgG se positivent entre le 7ème et le 10ème jour et atteignent un maximum vers le 15ème jour. Les IgM persistent plusieurs mois dans le sérum et les IgG, plusieurs années.
En 2005-2006, une importante épidémie a touché les îles de l’Océan Indien, et notamment l’île de la Réunion, avec plusieurs centaines de milliers de cas déclarés. Environ 30 à 40 % des habitants de la Réunion auraient été infectés lors de cette épidémie. Le nombre de cas survenus à la Réunion entre mars 2005 et avril 2006 serait de l’ordre de 266 000. Ont été relevées, au cours de cette période, 222 formes graves chez l’adulte, dont 65 décès, et 25 formes graves chez l’enfant, dont 2 décès.
(65 décès pour 266000 cas à l’ile de la réunion, ça nous fait du 1 mort pour pour 4092 cas en 14 mois.)

►Avant le 5ème jour, c’est RT-PCR

►Entre le 5ème et 7ème jour, c’est RT-PCR et sérologie

►Après le 7ème jour, c’est sérologie.

►Le centre de référence pour la période 2012-2016, est le « Centre National de Référence pour les arbovirus, Institut de recherche biomédicale des armées », Marseille, ainsi que des laboratoires associés non spécifiés.

►Pour rigoler un peu, voici les conditions de prélèvement des RT-PCR:

 

  • Les échantillons de sérum doivent être prélevés pendant la phase de virémie.(Avant la fin du 7ème jour, donc)
  • Le transport doit être réalisé à des températures adaptées dans un réfrigérateur et la conservation doit être réalisée entre 4 et 8 degrés pendant au plus 24 heures. Après 24 heures, les échantillons doivent être conservés congelés à – 70 degrés ou grâce à du nitrogène liquide (la conservation même pour de courtes période à – 20 degrés n’est pas recommandée).

►L’ensemble des experts était en accord avec la formulation suivante :

« Le traitement, qui est symptomatique, peut être mis en place sans attendre la confirmation du diagnostic avec hospitalisation en cas de forme compliquée, sévère ou atypique. Un diagnostic fiable et efficient du chikungunya est important tout d’abord pour les soins cliniques : adaptation du traitement et suivi des patients, ainsi que pour le diagnostic différentiel avec d’autres maladies infectieuses. La confirmation biologique permet d’arrêter les investigations diagnostiques et de poursuivre le traitement. ».
Un expert a précisé que la confirmation biologique n’entraîne pas systématiquement l’arrêt des investigations : la sérologie dengue et leptospirose doit être aussi faite systématiquement. De plus, la recherche des autres étiologies aura sans doute été réalisée en même temps.

Pour résumer, le Chikungunya, avant le 7ème jour, ce sera « Madame, Monsieur, rendez vous au centrehospitalier pour qu’ils vous prélèvent et transportent un prélèvement virémique vivant à leurs collègues de Marseille », « mais prenez tout de même un gramme de paracétamol pour la route »
A partir du 8ème jour, paracétamol, IgM/IgG et psychothérapie de soutient.

Tant que j’y suis, voici un résumé de culture sur la leptospirose, la dengue et l’Ebola.

La Leptospirose:

► Bactérie Leptospira interrogans:

200 Sérotypes, 20 Sérogroupes. Celui qu’on croise en France portent le nom de: Icterohaemorrhagiae dans 31% des cas.
300 cas par an en métropole (0.4 à 0.5/100.000) cent fois plus en région tropicale, DOM, TOM.

►Tableau Clinique:

La présentation clinique de la leptospirose est extrêmement polymorphe, allant d’un syndrome pseudo-grippal bénin à une atteinte hépatorénale potentiellement létale. Compte tenu du polymorphisme sémiologique, l’établissement du diagnostic de leptospirose repose sur la conjonction d’arguments cliniques, biologiques et épidémiologiques.

► Quel est le réservoir de la Leptospirose ?

Le réservoir est Animal (gros mammifère ou tout petit rongeur), qui le diffuse dans ses urines, qui souillent des eaux dans les quels certains pataugent: baigneurs, kayak, pêche, chasse, canyonning)

►Diagnostic:

Comme pour le Chikungunya (ça y est je sais l’écrire), un peut proposer une RT-PCR durant les 5-7 premiers jours, même si l’HAS ne précise pas de centre de réference, donc labo du coin puis Pasteur/mérieux comme d’habitude. Après le début de la maladie (>j7), on peut penser aux IgM
Pensez aux ponctions lombaires, le LCR est un bon prélèvement pour PCR.

►Et le traitement de la Leptospirose ?

Amoxicilline, C3G, cyclines. « Como antes mejor »,  comme on dit chez moi, ou bien, »le plus tôt c’est le mieux », comme on dit ici.

►Le virus Ebola ?

►Le site de l’HAS est muet à ce sujet, il faut se rabattre sur ce qu’en dit l’OMS:

►5 sous types, dont seulement 3 ont produit des épidémies de « maladie du virus ébola ».

►L’Ebola était inconnu avant 1976.

►Quel est le réservoir du virus Ebola? Entre deux épidémies, il doit bien subsister quelque part…

Enfin, on a repéré le responsable, à savoir, des chauve-souris frutivores des tupes Hypsignathus monstrosus, Epomops franqueti et Myonycteris torquata, qui sont considérés comme des hôtes naturels possibles pour le virus Ebola.

►Modes de transmission du virus Ebola.

Transmission humain à humain par contact direct via plaie cutanée ou contact de muqueuse, sang, sécration, fluides corporels de personne infectée. Les individus de sexe mâle qui ont spontanément guérit du virus penvent encore le transmettre par leur sperme durant 7 semaines après guérison( jusqu’à 9 semaines). La contamination des soignants est courante dans la littérature, donc il faut des gants, des lunettes, et des surblouses. En 2 mots, il faut considérer le patient en isolement.

►Tableau clinique d’une infection à virus Ebola:

Apparition soudaine de fièvre, une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des maux de tête et maux de gorge, suivis de vomissements, de la diarrhée, des éruptions cutanées, altération de la fonction rénale et hépatique, et dans certains cas, des hémorragies à la fois interne et externe. Les résultats de laboratoire comprennent une faible numération des globules blancs et des plaquettes et élévation des enzymes hépatiques.

►Incubation de 2 à 21 jours.

►Diagnostic différentiel:

Le paludisme, la fièvre typhoïde, la shigellose, le choléra, la leptospirose, la peste, rickettsioses, la fièvre récurrente, la méningite, l’hépatite et d’autres fièvres hémorragiques virales.

►Diagnostic tout court:

  • dosage immuno-enzymatique (ELISA)
  • tests de détection de l’antigène
  • test de neutralisation du sérum
  • transcriptase inverse puis amplification génique (RT-PCR)
  • l’isolement du virus en culture cellulaire.

► Quand on suspecte un patient de porter un Ebola, on en fait quoi ?

Si un patient revient fébrile de GLS (Guinée Conakry, Libéria, Sierra Leone), on en informe le centre 15 pour la procédure d’isolement à domicile, et on court se doucher en vitesse, (ensuite on brûle les vêtements bien sûr, et la voiture également par prudence)(Mais non je plaisante, le nettoyage à l’hypochlorite de soude ou à un autre détergent suffit).
Idéalement, le patient est repérable à l’appel, ce qui permet d’éviter d’inutilement exposer un associé à la sélection naturelle féroce de la nature, avec un taux de mortalité de 66% environ selon les séries recueillies par l’OMS depuis 1976 (1590 décès sur 2387 cas).

►Et la Dengue ?

Un peu de doc sur le site de l’HAS, datant de la même date que celui de la laptospirose et du chikungunya (pas facile à taper sans regarder, celui là): http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2013-02/texte_court_dengue_vd.pdf

► La Dengue, quel agent pathogène ?

La dengue est une arbovirose transmise par des moustiques diurnes du genre Aedes essentiellement Aedes aegypti et Aedes albopictus. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’il y aurait 50 millions de cas de dengue dans le monde chaque année. Depuis plusieurs décennies, la dengue est en progression constante dans le monde. Avant 1970, seuls neuf pays avaient connu des épidémies de dengue sévère. Le moustique qui véhicule le chikungunya peut transmettre la dengue.

► Histoire naturelle:

On distingue4 sérotypes, simplement dénommés DEN-1, DEN-2, DEN-3 et DEN-4. Devant tant de sage simplicité dénuée de jargonophasie latine (que je maîtrise cependant à mes heures perdues), l’espoir naît en moi d’une issue heureuse pour l’humanité.

► Quand on l’a eu, on l’a une fois ou on peut le refaire ?

J’adore la formule de l’HAS: « L’immunité contre un sérotype donné est définitive avec une réponse anticorps neutralisante. L’infection due à un sérotype n’offre qu’une protection immunitaire croisée transitoire contre les autres sérotypes. »
Dit simplement, on peut attraper la dengue 4 fois car il y a 4 sérotypes. Disposer d’une immunité envers l’une des souches offrira une protection relative envers les autres, qui fourniront des tableaux moins sévères (enfin logiquement, on l’espère)

► Tableau Clinique:

La dengue est une maladie systémique qui comprend une grande variété de formes cliniques  souvent pauci-symptomatiques ou asymptomatiques. Après une incubation de 3 à 10 jours, la maladie débute brutalement et évolue en trois phases : fébrile, critique et de guérison. La plupart des sujets infectés guérissent spontanément. Dans certains cas, l’infection peut évoluer après 2 à 7 jours et la défervescence vers une forme grave engageant le pronostic vital.
Se distinguent :

  • · la dengue avec ou sans signe d’alarme. Les signes d’alarme sont : douleurs abdominales ou sensibilité abdominale à la palpation lors de l’examen, vomissements persistants, épanchement pleural, saignement muqueux, léthargie ou agitation, hépatomégalie, augmentation de l’hématocrite et baisse rapide des plaquettes ;
  • · la dengue grave caractérisée par une fuite plasmatique sévère pouvant entraîner un choc et une détresse respiratoire ; des hémorragies sévères ; une atteinte viscérale grave (foie, système nerveux central, coeur …).

Après la période d’incubation (3 à 10 jours), les premiers signes cliniques apparaissent suite à la réplication du virus dans l’organisme. La période de virémie s’étend d’environ 2 jours avant le début des signes cliniques jusqu’à environ 7 jours après. Cette période correspond à la phase fébrile. Le virus peut alors être détecté pendant environ 5 à 7 jours. Ensuite, les particules virales disparaissent.

►Traitement de la dengue:

En l’absence de traitement antiviral spécifique, la prise en charge est centrée sur la surveillance et
les traitements symptomatiques (antalgiques, antipyrétiques, maintien des fonctions vitales). Les
salicylés sont contre-indiqués à cause du risque de saignement.

Je félicite chaleureusement l’HAS et l’OMS pour leur bienveillante activité.

La 4G est là, la 3G est morte.

By Rafael novembre 14th, 2013, under Non classé

2G

Je fais partie des heureux inutilisateurs d’iPhone 5, vous savez, ces téléphones « qui auraient dû être 4G, mais pas en France, désolé« .

Bon, peu importe, tant qu’on a une bonne 3G, n’est-ce pas ?

Hélas, la 4G est déployée à présent sur Toulon, et depuis, là où je parvenais à naviguer sans effort, mon iPhone ne capte plus que du Edge. En Edge, ça fonctionne tout de même nettement moins bien. Si l’on navigue sur un site bien pur et sans publicité, linuxfr.org par exemple, et bien le nombre de connexions totales nécessaires pour afficher une page reste ténu, et la page s’affiche dans un délais raisonnable. Maintenant prenez un site de quotidien bien chargé de publicités, de cookies, de traqueurs non visibles, pire, d’image voire de vidéos en préalables, et ce même si l’on navigue depuis un téléphone mobile, et bien la page se fige, blanche, immaculée, et rien ne s’affiche.

Le comble, si j’utilise l’accès Free de mon téléphone Android, en point d’accès Wifi, et bien tout s’affiche très rapidement.

Je capte en 3G sur Free, voire même en H+, je capte en Edge avec mon iPhone 5 hors de prix. Cherchez l’erreur. Je jette un voile pudique sur le prix de mon abonnement Orange.

Logiquement, je passe sur Bouygtel, pour disposer de la 4G sur mon iPhone 5.

En plus, ça me coûtera moins cher.