Une configuration Linux Fanless

J’en ai assez de ne plus linuxer depuis facilement 2 lustres. J’ai donc profité du revamp de ma connexion internet pour avancer vers un idéal ancien, lié au plain old time where mens were real mens, l’époque où le plus souvent les stations Unix sur internet servaient des données autent qu’elles en aspiraient, pour me monter un ordinateur Linux versatile, puissant, et si possible absolument silencieux.

Streacom FC5

Voilà donc les entrailles d’un boitier Streacom FC5, qui évoque clairement un boitier pizza de station Unix d’autrefois. Etant un vieil amateur de SUN et de NeXT, ce boitier m’a immédiatement tapé dans l’oeil.

FC5-H97mPlus

Une fois ajoutée une carte mère ASUS H97M-Plus, laquelle n’a pas de MOSFET sur la droite, laissant passer les caloducs, avec un peu de RAM (16Go) et un disque SSD de 512Go, j’ai rapidement pu installer un bureau sous Gentoo.

Corei74770S

D’un point de vue purement matériel, avec un Core i7 4770S 4 coeurs 8 Threads de la dernière génération avec GPU HD4600 et les fonctionnalités de virtualisation VT-x et VT-d (message subliminal inside), la machine parvient à une idée de la fluidité en phase avec mes besoins de productivité. J’ai peu de temps à y consacrer, aussi je dois pouvoir en faire qui me chante sans attendre des heures. Par chance, les processeurs actuels délivrent une puissance complètement débile en regard de ce que nous avons connu par le passé. Les 4 coeurs de ma SUN SparcStation SS20 font pâle figure (même dotée de 2 modules HyperSparc biProcesseur à 200MHz), pour autant que la machine ait brillé vraiment fort à l’époque. Ma NeXT Station TurboColor (un poil plus ancienne) arbore un Motorola 68040 à 33MHz avec 128Mo de RAM, c’est une pièce de musée éventuellement côtée pour MACniaques dévots de la cause Apple, et pour autant que je l’aime avec tendresse comme un vieux rêve de gosse réalisé, ça reste une machine poussive en regard à la puissance que délivre cet Intel Core i7 4770S, qui oscille entre 3.1 et 3.9GHz. Avec la mémoire et les SSD actuels, ça pulse, c’est un bonheur.

Un ami, Jeff, m’a convaincu de tenter de saisir la philosophie Gentoo. Je suis un vieux Debianiste. Debian, c’est facile. J’amais même apt-sources, pour tout recompiler à la maison. Un coup d’apt-get et roule.  Ca roule, ça roule, tant qu’on n’arrive pas à une migration de version. Je ne dis pas que l’on ne puisse pas s’en sortir, mais globalement faire un apt-get dist-upgrade expose à de sévères déconvenues, prévoyez de bonnes sauvegardes. Si vous disposez d’une configuration de postfix un peu trafiquée, il faut envisager de mettre les mains dans le cambouis. Tout cela semble normal, mais le fait est que l’on devient réticent à mettre à jour (alors que l’on ne devrait pas) parce que la philosophie Debian intevient un peu trop dans les fichiers de configuration des daemon, dans la puérile démarche d’aider l’admin et le béotien. En fait, personne, pas plus sous Windows que sous quelque Unix like que ce soit, ne devrait placer en ligne un service sans en maîtriser totalement la configuration. L’exemple récent de MongoDB en est l’exemple criant. Utiliser en mode client/serveur configuré de base pour tourner sur localhost, sans vérifier l’intégralité de la configuration, ça expose à des problèmes… Un composant serveur Unix, c’est un logiciel et sa configuration. Dans le passé, (BSD, Slackware), l’on disposait de sources à compiler, d’une documentation avec d’éventuels fichiers d’exemple, mais sans jus de neurone à paramétrer le tout ça ne fonctionnait pas. Je sais il faut lire la doc, à l’heure du plug and play, ça frustre.

J’ai donc découvert les arcanes de portage. Portage est le composant logiciel (libre) de la distribution Gentoo, qui n’a rien à craindre des apt-tools.

Gentoo, c’est magique. Gentoo permet de garder sa machine à jour en rolling release, soit « mise à jour lissée constante » en bon Français. Un peu délicat à saisir au début, c’est comme toute découverte de technologie unix particulière, une fois passées les 3-4 réinstallations sur erreurs et contresens, totu devient plus clair. Chaque paquet est livré en source, et le choix des librairies liées dans les exécutables peut se faire de façon globale ou granulaire, sans que le système vous laisse tout casser. Un peu compliqué à saisir de prime abord, mais à l’usage, c’est un plaisir. Je conseille Gentoo, vraiment.

J’écris tout ceci depuis mon bureau Linux (XFCE, simple et de bon goût, j’ai du lâcher temporairement Englightenment pour cause de pré-requis portage cyclique que je n’ai pas eu le temps d’explorer) et je me concentre sur l’étape suivante.

Je vais virtualiser mon serveur dedans ma machine linux, et faire tourner ce  blog à la con encapsulé dans ma box, de façon élégante et aussi sûre que possible.

J’ai pleins de trucs à raconter et montrer. Un socket 1150 à 6 calodcs, des pipes de cuivre, de l’hyperiseur et des hosts, tout ça en vrac.

A suivre.

 

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