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iPhone et Android

vendredi, février 8th, 2013

smartphones

Je suis un utilisateur nomade d’emails sécurisés. C’est fou ce que ça à changé la vie par rapport à l’ère du pur téléphone, ou de la radio que l’on utilisait avant.

D’abord sur Palm relié à internet par Bluetooth, ça fonctionnait bon an mal an, mais parfois il fallait rebooter le tout, et ré-établir la connexion. Tous les téléphones ne savaient pas faire de GPRS 2G potable, ça plantait souvent. En 2002 c’était tout neuf, les opérateurs et les téléphones étaient immatures.

Un jour de 2007, j’ai goûté l’iPhone, qui est arrivé au moment précis où

  • la technologie des batteries lithium était mûre.
  • un système UNIX embarqué était mûr, iOS
  • le GPRS était suffisamment déployé auprès des opérateurs de téléphonie mobile
  • la batterie de mon Palm 5 a rendu l’âme après plusieurs années de bons et loyaux services.

 

Que manquait il? Un écran résistif, le multitouch, du design, et le talent de Steeve Jobs pour présenter cette innovation technologiquement terminée, bien finie, léchée, constituant une rupture technologique pour le marché.

Venant d’un Palm, ou de téléphones à valeur ajoutée (Nokia 7650 ou Sony P900, pour situer), l’utilisabilité avait fait un bon, colossal. Avec un chargeur dans la voiture, on faisait une journée de 17h (7h-0h) sans panne de batterie, avec une fiabilité et une rapidité incomparable.

iPhone Edge, 3G, 3Gs, j’ai suivi la vague des fonctionnalités, du léché. Ma musique ne prend encore que peu de place. Juin 2010, l’iPhone 4, celui avec la LED (pratique dans le noir des cages d’escaliers), arrive en même temps que ma nouvelle voiture, qui prend justement le son en Bluetooth 🙂 j’ai bien fait de prendre un modèle 32Go, ma musique prend chaque jour plus de place. L’écran retina, wouahou, quel confort. Acheter sa musique d’un clic sur le store, quelle facilité.

Entre associés, on réfléchit à aller plus loin que l’émail intranet sécurisé, à disposer d’une application métier dédiée, plus de précision, un vrai dossier suivi pour chaque intervention.

Le délais du push, l’impossibilité de placer un processus serveur sur iOS, et oui, laisser un port TCP ou UDP ouvert, nous orientons la veille technologique vers Android, sous 2.3 Gingerbread.

Participant aux tests préliminaires je m’équipe d’un Samsung Galaxy S2 en juin 2011. Écran OLED, BiCoeur, carte SD, rapide et alléchant. Je travaille donc avec 2 téléphone dans la poche, iPhone (téléphone au sens téléphone) et SGS2 avec l’appli métier.

Lassé d’attendre le portage de simplement 4.0 Ice Cream Sandwich, je roote le SGS2 pour lui coller une cyanogenmod 9 en build nightly. Les jours de repos j’upgrade la ROM, c’est vraiment à la portée de tout le monde une fois que le Recovery ClockworldMod est installé. C’est, disons, un bout de BIOS qui permet de simplement, effacer, mettre à jour ou réinstaller le smartphone, avec la ROM que l’on veut. Une fois Ice Cream sandwich stabilisé, je passe en version Jelly bean… Toujours en nightly build… À vivre jour après jour le portage, je vois apparaître les améliorations, les optimisations, lesfonctionnalités.

Mon iPhone 4 tombe sur un sol béton le jour où sa protection part en lambeaux, les 2 faces pulvérisées, bonjour l’iphone 5, avec sa coque lui aussi. Ma musique prenant trop de place, je me résouds à n’en prendre qu’une partie, mais je prends tout de même la version 64Go que Orange me jette dans les mains.

Bon, maintenant, je dispose d’iPhone 5 au prix indécent. Les premières fois que je l’ai sorti en soirée, tous les adolescents se sont jetés sur moi pour l’essayer. J’ai fait des photos parfaites avec le 5 lors d’un voyage au Pérou/Bolivie, sans même avoir besoin de le vider. Panoramas, vidéo 1080p, rien à dire l’appareil photo est au dessus du lot des 8M pixels.

Quand j’arrive chez des amis qui me demandent de placer mon iPhone pour écouter ma musique si originale, mince, le format du dock est incompatible…

J’ai placé toute ma musique sur Google Play. C’est génial. Bon ok j’ai perdu la première piste du « It ain’t necessary so » de l’album « Oscar Peterson plays the George Gershwin Song Book », remplacé par la moins délicate version de la piste numéro 15 du même album, magnifique aussi, mais j’adore la façon qu’a Oscar Peterson de jouer le thème original tel que Gershwin l’a écrit, comme l’hommage humble d’un géant du jazz à un compositeur de génie, « voilà, je rends grâce à ton thème, je le joue tel que toi, après seulement, après cet hommage, je le réinvente à l’envie »

Avec Google play, je peux jouer ma musique depuis l’ordinateur de mes amis, là ou ailleurs. J’y ai été contraint à cause de se satané port lighthing qui oblige à tout changer.

À force de voir évoluer Android, j’ai commencé à chercher un remplaçant pour mon vieillissant SGS2, qui approche des 2 ans. J’ai envie d’un écran plus grand, de plus d’autonomie, d’une résolution supérieure.

J’ai donc commencé à fouiller un peu l’écosystème Android. Là j’ai pris une claque: non il n’y a pas que Samsung/HTC. En fait, la richesse de la production, notamment chinoise, en téléphones Android, dépasse ce qu’on soupçonne de prime abord. Dans tous les cas, la créativité qui s’y joue dépasse le jugement du Fanboy iPhone moyen…

Smartphones en 4, 4.5, 5, 5.5, 6, 6.5 pouces, résolution 720 ou 1080p, avec ou sans stylet, avec ou sans carte SD
Des constructeurs inconnus, aux téléphones banaux et impersonnels.
Des constructeurs inconnus, aux téléphones magnifiques, fins, racés, design, comme OPPO et son OPPO Find 5, qui bat tous les autres selon les benchmarks.
Des constructeurs plus connus, comme Lenovo (les ordinateurs Thinkpad) ou Huawei (le Cisco chinois), qui entrent dans la danse, mais pas pour jouer les figurants.

En conclusion, côté Android, largement adopté en Asie, on est très loin de la monoculture iPhone que l’on vit chez nous.

J’ai pré-commandé un Sony Xperia Z, parce qu’il a l’air solide, suffisamment étanche pour l’utiliser sous la pluie, disponible en 32Go, avec carte SD, écran 5 pouce full HD 1080, rapide. De plus Sony Mobile fournit les sources, conformément à la licence GPL, à la communauté des developpeurs Open Source, ce qui laisse penser que la durée de vie de ce téléphone sera supérieure à ce qu’elle est habituellement. Certains téléphones très bien gérés par la communauté continuent à avoir une vie longue et heureuse sur le marché de l’occasion, comme le HTC HD2 par exemple.

J’hésite encore à prendre un OPPO Find 5…